Vaslav Nijinski  
   
     
 

 

(N'oublier l'extrait de danse dans la deuxième partie de cette page)

 

 

Doué d'une grâce et d'un talent d'acteur hors du commun, Vaslav Nijinski fit la gloire et la renommée des Ballets russes de Diaghilev. Il était capable d'exécuter dix entrechats en un saut et affirmait: «Lorsque l'on s'est élevé dans les airs, on n'a qu'une envie: y rester.»


La date et le lieu de naissance de Vaclav Fomitich Nijinski sont extrêmement vagues : en effet, ses parents étaient tous deux danseurs et il naquit lors d'une tournée, à Saint-Pétersbourg ou à Kiev, entre 1888 et 1889. Nijinski entra à l'école du Ballet impérial de Saint-Pétersbourg en 1900. Deux ans plus tard, il fut engagé par la troupe du Ballet impérial et fit ses débuts dans l'opéra Don Giovanni. Nijinski rejoignit ensuite la troupe du théâtre Marinsky et perfectionna sa technique avec Enrico Cecchetti, qui lui-même travaillait avec Anna Pavlova. En 1909, Serge Diaghilev lui demanda de se joindre à la troupe qu'il venait de créer : les Ballets russes. Lors de la première saison de la nouvelle troupe, le danseur remporta un véritable triomphe. Deux ans plus tard, il devint une légende vivante du monde de la danse grâce à un saut spectaculaire qu'il exécuta pieds joints dans Le Spectre de la Rosé. Cette même année, il refusa de revêtir le costume qui avait été dessiné pour lui dans Giselle et démissionna du théâtre Marinsky. Diaghilev fit alors de Nijinski son danseur vedette et lança sa troupe dans une série de tournées. En 1912, il lui confia la chorégraphie de L'Après-midi d'un Faune, puis en 1913, celle du Sacre du Printemps. Nijinski finit par quitter les Ballets russes et, en 1916, créa et dirigea à New York le ballet de Richard Strauss Till l'Espiègle. Mais Nijinski commençait à souffrir de troubles mentaux. Le 19 janvier 1919, à Saint-Moritz en Suisse, eut lieu l'ultime apparition du danseur. Il avait annoncé qu'il danserait la guerre. Sa femme témoigna de cette représentation : « Le public restait assis, le souffle coupé, horrifié, en proie à une fascination étrange. » Après ce spectacle, Nijinski passa de longues périodes en hôpital psychiatrique, entrecoupées de moments durant lesquels il tentait de créer de nouvelles chorégraphies. Il mourut à Londres en 1950.

 

 


 

 

 

 

Prélude à l'après-midi d'un faune
 

(Un extrait de la danse original par Nijinski de Louis Maistre)

(un extrait dansé par Noureev) 

(le poème de Stéphane Mallarmé en pdf)

 

Rideau de scène par Léon Bakst

 

 

Prélude à L’après-midi d’un faune, musique de Claude Debussy, chorégraphie de Vaslav Nijinski, cette version est du Groupe Rudolph Noureev.
Debussy touché par le poème de Stéphane Mallarmé, le mit en musique, en tentant de toucher les cordes sensibles qui libèrent certains sentiments de l’auditeur ou certaines sensations. Cette œuvre pourrait être qualifiée de poème symphonique. Il fut créé à Paris l le 22 décembre 1894. Elle fut donné dans le monde entier et intégrée au répertoire moderne une bonne dizaine d’année avant que Serge Diaghilev ne songe l’utiliser pour ses ballets russes, la chorégraphie fut confiée à Vaslav Nijinski, dont c’était la première expérience dans ce domaine. Nijinski avait subi deux influences : d’une part par Émile Jacques-Dalcroz, compositeur et professeur franco-suisse, méthode permettant d’appréhender la nature du rythme musical par le biais du mouvement corporel. L’autre influence était celle du peintre d’origine russe, Léon Bakst, l’un des proches collaborateurs de Diaghilev. Il fut l’auteur du décors et des costumes du Prélude à l’après-midi d’un faune.
La chorégraphie de Nijinski, si éloignée des principes établis de la danse, était une nouveauté saisissante et devait marquer l’histoire du ballet. Lors de sa première représentation, au théâtre du Châtelet le 29 mai 1912, Prélude à l’après-midi d’un faune déclencha un scandale. L’érotisme qui n’avait été qu’implicite, suggéré par les mots de Mallarmé ou la musique de Debussy, était à présent exprimé ouvertement par Nijinski. Une grande partie attaquèrent l’œuvre alors que bon nombre d’artistes, dont le peintre Odilon Redon ou le sculpteur Auguste Rodin, prenait énergiquement la défense du chorégraphe. Debussy fut extrêmement déstabilisé par cet accueil ; Diaghilev, quant à lui, se félicitait de toute cette publicité autour de sa troupe qui gagnait ainsi chaque jour en renommée.


 

   

       

 

 

 

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Debussy (Claude) : Prélude à l’après-midi d’un faune.