Rudolf Noureev  
   
     
 

 

Extrait du corsaire par Noureev ( à comparer avec l'extrait de Baryschnikov)

Extrait du Jeune Homme et la mort avec Zizi Jeanmaire

 

Impétueux danseur à la grâce inimitable et sensuelle, Rudolf Noureev fut applaudi sur toutes les scènes du monde entier. Ses nombreux succès dans le répertoire classique et romantique allaient l'imposer comme le «monstre sacré» du ballet.

 

Rudolf Noureev naquit en 1938 près d'Irkoutsk. Admis à l'âge de dix-sept ans à l'École chorégraphique de Leningrad, il devint l'élève du célèbre Pushkine. Trois ans plus tard, Rudolf Noureev entra dans la troupe du théâtre Kirov, où il interpréta magistralement les grands rôles des ballets traditionnels. Mais l'absence d'intéressantes perspectives artistiques incita le jeune danseur étoile à passer à l'ouest. En 1961, Rudolf Noureev triompha dans La Belle aubois dormant. L'année suivante, il devint le partenaire attitré et officiel de la grande ballerine anglaise Margot Fonteyn. Ensemble, ils allaient former le plus beau couple mythique de l'histoire du ballet, et triomphèrent ensemble dans Roméo et Juliette en 1965. Curieux, fantasque et exigeant, Noureev a interprété une centaine de rôles. Excellent acteur, il fut aussi un exceptionnel Petrouchka. Le vif intérêt qu'il porta à toutes les esthétiques chorégraphiques l'amena à danser aussi bien Balanchine (Apollon Musagète, Le Fils prodigue), Robbins, Béjart (Le Chant du compagnon errant), Neumeier que Graham (qui composa pour lui Lucifer) ou Tetley, dont il fut un merveilleux Pierrot lunaire. Dans les années 1980, Noureev s'essaya à la chorégraphie avec Manfred (1979) et Washington Square (1985). En 1983, Rudolf Noureev fut nommé au poste prestigieux de directeur de la danse à l'Opéra de Paris. Il fut le premier danseur classique à s'intéresser au répertoire baroque. Dans Bach Suite de Francine Lancelot, il interpréta une chorégraphie originale d'inspiration baroque évoluant vers une danse contemporaine, le vrai symbole du renouvellement qu'il accomplit à l'Opéra de Paris. Noureev témoigna d'une certaine audace en faisant appel à de jeunes chorégraphes néoclassiques comme William Forsythe ou encore à des contemporains comme Merce Cunningham, Angelin Preljocaj ou Maguy Marin. Noureev remonta deux œuvres de Petipa, Raymonda et La Bayadère, avant de mourir du Sida en janvier 1993.
 

            

 

 

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Serguei Prokofiev : Roméo et Juliette ; Montaigu et Capulet