Giotto

 

 

 Giotto Di Bondone

Le  Jugement Dernier

1306

1000 x 840 cm

Padoue, Chapelle Scrovegni

Un ange ouvrant le ciel, et une porte apparaît derrière luiUn ange ouvrant le ciel, et une porte apparaît derrière luiDes AngesDes AngesLe Christ en JusticierLe Christ en JusticierLa partie droite inférieure de l'oeuvre La sainte vierge accompagnée par des anges Deux anges tenant la croix, symbole du salut Des damnés tirés dans le fond de la terre par des démonsDans cette partie les damnés marchent dans tous les sens même à l'envers, la terre apparaît comme une touffee de cheveuxDes élus marchant en regardant la sainte croixDes élus marchant en regardant la sainte croixDes nobles et clergés marchant vers la croix. Les petits gens dans les trous d'en bas, symbolisent le purgatoireEnrico Scrovegni, le donneur de la Cathédrale offrant cette cathédrale pour les saintsDeux anges tenant la croix, symbole du salut Des nobles damnnés entraînés par les démonsDes démons torturant des damnés de différentes manièresDes nobles et clergés marchant vers la croix. Les petits gens dans les trous d'en bas, symbolisent le purgatoireEnrico Scrovegni, le donneur de la Cathédrale offrant cette cathédrale pour les saintsEnrico Scrovegni, le donneur de la Cathédrale offrant cette cathédrale pour les saintsDes damnés saisis par des diables sous des pendusDamnés regardant un roi sous un monstreLe diableDes démons en train de torturer des damnés
 
 
 
Le Christ est assis à l'intérieur de la mandorle irisée, grandiose, dominante par la position et les dimensions (qui ne sont pas à comparer toutefois avec celles qui, dans les représentations médiévales déjà citées, lui conféraient parfois une transcendance presque épouvantable). De la main gauche il repousse les reprouvés tandis que, les yeux encore durs, il se tourne vers les élus, ouvrant vers eux sa main droite. Les apôtres sont assis solennellement dans leurs chaises à haut dossier, dont la plus somptueuse est réservée à Pierre. La Vierge, brune et jeune, au visage très doux, semble aussi vouloir entraîner par la main vers le Christ le premier personnage appartenant au groupe le plus élevé des élus, probablement saint Jean-Baptiste. Malheureusement cette zone de la fresque est très endommagée; on devine seulement un cortège de personnages vieux et très dignes appartenant a un genre d'humanité représenté dans les histoires de la christologie par des types comme Joachim, le vieux Siméon, saint Joseph, les apôtres les plus âgés, etc. Le groupe qui se trouve au-dessous est dans un meilleur état de conservation ; ces élus sont d'une sainteté plus variée, même si elle est moins importante.
          Sur la droite se trouve le tourbillon des damnés qui sont précipités dans l'enfer. Il est dominé par la figure grotesque de gros singe de Satan, et fourmille d'une humanité invinciblement diminuée, non seulement quant aux proportions réduites, mais aussi parce que comiquement lubrique et ridicule a cause de tous les tourments auxquels elle est soumise par les troupes simiesques des diables. Bien loin de faire penser au ton grave et tragique de l'enfer dantesque ("la douloureuse rive / qui renferme tout le mal de l'univers"), celui-ci est caractérisé par le fourmillement des damnés mis au pilori et exposés à la risée de ceux qui les regardent ; ces damnés, en fait de dantesque, ne rappellent que quelques passages se rapportant aux Males Fosses.
          Les petites figures grêlés de l'enfer de Padoue peuvent presque toutes être attribuées à la main d'habiles collaborateurs de Giotto, mais dans ce cas aussi, tout est ne sous les yeux et sous le contrôle direct du grand peintre, tant est riche, libre, savoureuse et imprévisible l'imagination prodiguée dans l'ensemble, de même que la réalisation de certaines parties ; dans certains cas on peut aussi penser à une intervention directe de sa part, comme dans l'épisode d'un caractère instantané extraordinaire, qui se déroule justement sur la ligne de faîte rocheuse de l'enfer, en bas sous la croix, ou deux diables reconduisent un homme parmi les damnés, le poussant et le tirant par son habit qu'il est en train de s'arracher et qu'il s'enlève en le faisant passer au-dessus de sa tête, découvrant ainsi de manière cocasse ses organes génitaux démesurés.
          En bas, presque au centre du Jugement Dernier, est insérée la scène de dédicace, avec Enrico Scrovegni qui s'agenouille devant la Vierge et deux saintes, offrant la chapelle sous forme d'un petit modèle tenu par un clerc. Le portrait de Scrovegni, au profil fin et sec, représente fidèlement les traits de jeunesse de ce personnage que l'on retrouve âgé dans sa tombe de marbre qui se trouve dans la même chapelle. Ses vêtements et sa toque sont ceux qui étaient à la mode en ce temps-la, et nous fournissent même un témoignage utile pour l'histoire du vêtement. Bien que l'on ait l'impression qu'il y ait une certaine idéalisation, nous devons souligner le fait que nous avons ici devant nous le premier portrait de la peinture occidentale et son importance grandit du fait qu'il est représenté avec les mêmes proportions que les figures sacrées auxquelles il s'adresse: pour mettre en évidence sa position "inferieure", il était évidemment suffisant qu'il s'agenouille devant elles.

Autre page de l'artiste :

 - L'annonciation

 

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J. – S. Bach : Toccata et fugue en ré mineur, BWV 565