Enfer

 

 

 

L’enfer des religions

L'enfer en littérature

L’enfer dans l’art

 

 

L’enfer une idée existant depuis les origines des civilisations, et même subsisterait à jamais. On la trouve chez toutes les croyances, dans tous les textes, liées en premier lieu aux religions, même chez certains écrits athées. L’enfer est présent sous différentes formes, mais dans la plupart il est dans l’au-delà. En forme ou en concept, il est adapté suivant les types de sociétés.

La vie après le grand passage est dans la plupart une continuité de la vie terrestre, dans le sens qu’un passage se fait du matériel au spirituel. Une continuité du sort, on ne séparait pas avant entre méchant et bon. C’est l’une des existences qui est une déduction des tensions sur la personne elle-même entre l’individualisme et les exigences d’une société qui est toujours difficile à satisfaire. On commença sans doute par croire que les morts continuent de résider auprès des vivants, soit qu’ils errent parmi eux, soit qu’ils habitent leur tombe et en sortent fréquemment pour se mêler à la vie de leurs contemporains ou de leurs descendants. On vint leur assigner une demeure spéciale, soit dans les montagnes au milieu des nuages et, par une généralisation facile à comprendre, dans le ciel ; soit dans une région éloignée, située le plus souvent au delà des mers, soit dans un monde souterrain.  

Un monde souterrain est déjà dans les croyances des peuples. L’origine est facile à retrouver. On sait que les hommes d’autrefois habitaient souvent des grottes ou des cavernes. Beaucoup de ces cavernes paraissent sans fond, soit à cause de leurs dimensions, soit parce que les éboulements ou le manque de lumière, ou toute autre cause arrête les explorateurs. Dans les terrains calcaires qui sont très répandus, l’eau a creusé d’immenses galeries ; celui qui y pénètre est bientôt arrêté par des crevasses ou des gouffres où grondent les eaux souterraines. Il n’en faut pas davantage pour donner naissance à l’idée d’un monde souterrain mystérieux dont on ignore l’étendue. Quand les hommes abandonnèrent les cavernes où ils avaient habité, ils continuèrent néanmoins d’y ensevelir leurs morts ; ils se figurèrent naturellement qu’elles étaient habitées par les âmes de leurs ancêtres. Le monde souterrain, en connexion étroite avec ces cavernes, devint le monde des morts. Ce sont des idées qui donnèrent probablement naissance aux mondes de l’au-delà. Ultérieurement, on en vint à se représenter la vie future comme un idéal, un moment où l’on peut jouir enfin de tous les biens qu’on désirait de son vivant. Cette imagination, liée aux idées morales, conduisit à restreindre la part du monde souterrain, de l’enfer : on le réserva aux méchants ; les bons furent placés dans l’empyrée, tant la notion du bonheur paraît inséparable de la lumière.                                           

Par suite l’enfer est de l’âge de l’humanité qui y projette, reflète et délaisse ses obsessions, ses souffrances, ses haines, ses contradictions, ses obsessions et ses faiblesses. Certains sont fondés sur le jugement et le châtiment. Il est le remède de tous les échecs des civilisations.

L’enfer est l’une des situations qui existent au fonds de chaque humain en parallèle avec le paradis il les sent en lui-même à chaque instant de sa vie, et à chaque tournant ses décisions, réactions, ses idées, ses passions et ses impressions sont toujours affectées par cette dualité.             

 

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