Masque Mbangu

 PENDE CENTRALE, REGION BANDUNDU ZAIRE ;Masque Lukwakongo. Lega. Kivu, Zaïre. Bois, pigments, fibres.

BOIS, PIGMENTS, FIBRES VEGETALES, HAUTEUR : 26,6CM

MASQUE MBANGU, PENDE, CONGO

            C’est un masque de la catégorie Mbuya, représenté dans des différents caractères. Le recours à l’asymétrie permet de traduire visuellement l’action obscure de la sorcellerie : La transgression de l’ordre moral et esthétique de la symétrie est donc est donc bien localisé et vise à réitérer les valeurs traditionnelles. Celui-ci est un Mbangu, présentant un homme maudit, quelqu’un frappé par une maladie ou bien il a des altérations causées par un sorcier. Sa figure montre des signes nerveux de paralysie, la bichromie fait référence aux brûlures subies en tombant dans le feu lors d’une crise d’épilepsie et d’une manière plus générale, à la dualité maladie-santé, puisque seul le côté gauche est touché (les trous sur les paupières sont des marques de variole). il contient les caractéristiques du style de la région Pende et ceci est apparent - les sourcils en W inversé. -Le masque est de la région centrale de Pende dans la province de Bandundu, au sud de Zaïre.
                Ce masque montre bien qu’une malédiction peut tMasque - Zaire Luama-river Zimba - ivoryomber - comme un écMasque Biombo. Sud Kasai, Zaïre. Bois, pigments, ongleslair - sans prévention. Les spectateurs peuvent voire un de leur proche qui est déjà touché.
               Dans le passé, les masques Mbuya furent utilisés pour marquer la fin des rituelles de circoncision, mais aujourd’hui ils occupent un rôle de festivité. Dans un groupe chacun danse à son tour : le chef, l’homme de lois, le chasseur, le flirt du village, le prêtre, le docteur-sorcier, etc. Chacun sa danse et son rythme. Mbangu apparaît, son costume et ses mouvements exécutés pendant la danse renforcent le symbolisme du masque : une flèche fichée dans sa bosse, il se déplace comme s'il voulait éviter d'autres flèches ou bien ne peut avancer qu'appuyé sur un bâton, et les spectateurs se moquent de lui, en chantant en même temps.
                Plusieurs sociétés africaines considèrent le masque comme un médiateur entre le monde réel et le surnaturel des morts et des autres entités. Quand on porte le déguisement au cours d’une danse, le masque Mbangu n’exerce pas des forces magiques. Cependant, certains masques Mbuyu, comme représentant le chef, le chasseur et le masque féminin Pota, a un pouvoir de guérir au court de la danse un malade. Une personne guérie peut porter une miniature de la forme du masque guérissant.
En fabriquant un masque, le sculpteur vise à dépeindre les caractéristiques psychiques et morales plutôt qu’un portrait. Il commence à couper une pièce de bois et la laisse sécher au
 soleil, si elle effondre, alors elle ne peut pas être utilisable. Les sculpteurs africains considèrent le bois comme une matière complexement vivante et croient que chaque pièce ajoute des caractéristiques à leur travail. Après avoir adapté le bois, le sculpteur utilise une “azde” pour ciseler les traits et travail les détails puis les frotter avec le sable. Puis il colorie le masque avec des pigments comme le charbon, des poudres composées d’ingrédients végétaux. Il ajoute des poudres minérales pour la couleur blanche.
                Dans le masque les fibres végétales sont déjà usées de cheveux ou bien de barbe. Les paupières noires sont trouées et la partie noire de la face raconte qu’un fléau d’épilepsie va tomber dans le feu. Il est à noter que, le contraire dans nos civilisations, les populations africaines symbolisent la mort par la couleur blanche et non pas le noir. En même temps chez plusieurs cultures africaines la couleur blanche les lie à leurs ancêtres, et par conséquent admet un sens positif.

 

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