Portrait de Picasso par Salvador Dalí 1947 - 64,1x54,7 cm

Picasso :L´art

 

 

 

 

Le bleu symbolique et

la chaleur du rose

  La période bleue est plutôt barcelonaise. Picasso fit un bref séjour à Paris au début de l’hiver 1902-1903, où il vécut dans la misère avec son ami Max Jacob et durant lequel il brûla nombre de toiles et de dessins pour se chauffer. Le bleu envahit sa peinture, mais ne présente qu’une valeur symbolique. On peut être bleu de peur ou de froid, bleu comme la mort. L’utilisation du bleu – couleur froide – pour désigner l’ombre comme les impressionnistes, Picasso passe à un autre système. La couleur prend un sens indépendant libéré du contexte et de la forme qui la porte. Cet art va de pair avec une nouvelle tendance évidente et non moins délibérée, la simplification du dessin : la ligne du dessin : la ligne s’épure, devient plus incisive, plus nerveuse. Aux Maternités qui n’ont rien de religieux ni de mystique succèdent les Pauvres au bord de la mer, à la figure enveloppée de la femme s’oppose la silhouette nerveuse de l’homme. Puis vienne la Célestine et le Vieux Guitariste encore plus incisifs et troublants. Il n’est pas abusif de dire que Picasso s’autorise de l’exemple de Greco pour aller encore plus loin dans l’expression de la détresse humaine. Les figures de Picasso d’une ressemblance frappante, les figures de Picasso dans cette période symboliquement bleue demeurent des types plutôt que des individus.

Avec ses œuvres de la période bleue, Picasso devient Picasso : c’est sa première période personnelle. Déjà il manifeste concrètement sa conception de l’art, expression d’un sentiment d’humanité et de beauté dans la détresse, et cette réunion de qualités plastiques et de sens humain dans une même œuvre justifie pleinement l’intérêt qui lui a toujours été porté. Elle possède en soi sa propre justification et une valeur intemporelle.

Entre 1904 et 1905, les modèles ne changent guère, mais la palette se réchauffe progressivement, passe du bleu froid à des gris bleutés, presque métalliques qui font scintiller les figures des premiers Arlequins. L’amélioration de sa situation matérielle et l’optimisme engendré par sa rencontre avec Fernande Olivier et autres ont éclairé l’évolution de son style. Parallèlement au réchauffement de la couleur, il faut signaler l’arrondissement des figures qui perdent de leur caractère anguleux pour s’adoucir en courbes. Comme la période bleue trouve son accomplissement dans la Vie, la période rose aboutit à cette grande composition, la première de cette taille dans l’œuvre de Picasso : les Bateleurs. Le voyage en hollande de 1905 provoque en lui de nouveau élan. Il découvre un nouveau type de femme, et une sensualité envers ce type qui était étrange pour lui. Ce voyage pousse sa peinture vers de voie mouvementée, rapide qui va l’entraîner dans une recherche perpétuelle sans repos.

Pendant l’été de 1906, il voyage et le séjour en Espagne à Gosol, un petit village de l’autre côté des Pyrénées où l’on n’accède alors qu’à dos de mulet. Non seulement sa palette change pour emprunter cette ocre rouge qui est le reflet fidèle de la terre de cette contrée isolée, mais l’espace aussi se modifie. Ses figures se confondent avec la surface de la toile, et tout décor, tout arrière-plan disparaît. Seul certaines notions de forme et de volume semblent désormais importer pour lui. Apparaissent simultanément les premières déformations, allongement des membres, épaississement de certaines parties du corps qui ne prétendent plus exprimer un état d’esprit qui serait celui du modèle ou celui du peintre, mais qui vise essentiellement à rendre le volume dans une peinture strictement bidimensionnelle. C’est cette recherche qui va mener au Cubisme.

A consulter les pages : - Pierreuse, la main sur l'épaule
                       - LEnfant au Pigeon
                       - Les pauvres au bord de la mer
                       - La Vie
                       - Les Bateleurs
                       - Autoportrait à la palette               

De la période bleue:

Une femme et un enfant au bord de la mer 1900 Absinthe (fille à un café) 1901 Danseuse naine, 1901, 104x61 cm   Dame en  Bleu 1901 Tauromachie (Les Victimes) 1901 Femme en vert assise 1901 Mort de Casagemas 1901 Pierreuse la main sur l'épaule 1901 69,5x57 cm La Corrida 1901; 69,5x57 cm  La chambre bleue, le tub 50x62,5 1901   le gourmet 1901 Arlequin penché 1901 Pedro Mañach 1901 Jeanne (nu couché) 1901 70,5x90 cmL'enfant au pigeon 1901, 73x54 cm Portrait de Jaime Sabartès (Le Bock) 82x66cm 1901 Autoportrait en bleu 1901 Le buveur d'Absinthe 1901 Dame en chapeau bleu 1901 Femme coiffée en chignon 1901 Tête d'une femme 49,7x36,4 cm 1902-03 Nue bleu 1902 Les pauvres au bord de la mer - 105x69 cm  1903 La vie 197x127,5cm 1903 le vieux guitariste 122,9x82,6 cm 1903 L'étreinte 1903 - 98x75 cm Portrait of Soler 1903 Le repas de l'aveugle 1903 Celestina 1904 81x60 cm Un garçon et un chien 1905 Famille d'Arlequins 1905

 

De la période rose :

 La femme à la corneille 1904 Acrobate et jeune arlequin 1905 Deux jeunes 1905 Les bateleurs (Famille de Saltimbanques) 1905 - 210x225 cm femme à la chemise 72,5x60cm 1905 Femme à l'éventail 1905 Arlequin assis sur un divan rouge 1905 Au Lapin Agile ou Arlequin et un verre 1905 Hollandaise à la coiffe 78x67,4cm 1905 Femme de Majorque (mallorquine) 1905 - 67x51 cm Autoportrait 1906  Maternité 65x50,5 cm 1905 Autoportrait avec palette 1906 92x73 cm Buste de femme  63x48 cm 1906 Buste_de_femme 1906 Deux femmes nues 151x93cm 1906 Jeune fille 1906 Garçon tenant une pipe 1905 Vase de verre  38,5x55,5 cm 1906 La Toilette 1906 151x99 cm La toilette 1906 Garçon nu 1906 Portrait de Fernande olivier au Foulard 1906 Portrait de Gertrude Stein 100x81cm 1906

 

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