Autoportrait avec des cheveux mal coiffés 1896

Picasso: Oeuvres

 

 

 

 

Pierreuse, la main sur lépaule
1901 – Huile sur carton, 69,5x57 cm Musée Picasso, Barcelone



            Personnage de la nuit, saisi dans la lumière crue des bistrots de Paris où Picasso vient d’arriver pour un deuxième séjour. Femme pitoyable et fascinante, qui nous dévisage
Danseuse naine, 1901, 104x61 cm   sous le masque de son maquillage, où éclatent le rouge des lèvres et les derniers feux d’un regard noyé de bleu.
             Le sujet pourrait être de Toulouse-Lautrec, que Picasso a longuement interrogé, ainsi d’ailleurs que Van Gogh et Manet dont il a perçu l’écriture hachurée au vif de la couleur. Mais il veut déjà obtenir autre chose de la couleur, dont on trouve le projet dans les Courses de taureaux (1901) qui, annonçant le Fauvisme, sont construites à partir de contrastes et de dissonances chromatiques pour traduire les rapports de l’ombre et de la lumière.
La Corrida 1901
             Lorsque Picasso peint la Pierreuse, il ne pratique plus exclusivement la division de la touche, comme il le faisait la même année à Barcelone pour la Danseuse naine, qui relève d’un pointillisme sauvage. Et si les vibrations de celui-ci persistent encore dans l’arrière plan de la Pierreuse, le peintre affirme fermement, en revanche, sa volonté de définir une figure à travers l’exaltation d’une couleur par un autre : ici le rouge de la robe, de la bouche, de la coiffure, par le bleu des cheveux, le bleu profond de la table dans lequel il se moule, s’avive et se détache comme une flamme.

 

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